◆ FÉVRIER 2025
LA
NEWSLETTER
45 x 45 = 2025, l’année au carré parfait!
La dernière année au carré parfait remonte à 1936 (44×44), la prochaine sera en… 2116. Cette année au carré parfait est donc une véritable curiosité dans le calendrier. Souhaitons donc que 2025 soit également une année parfaite en France sur tous les plans : politique, économique et sociale. Ce n’est pas encore certain au vu de l’environnement très instable de ce début d’année. Nous y revenons plus en détails dans les pages suivantes de cette Newsletter.
2025, c’est également l’Année de la Mer. Rappelons que l’Océan recouvre 71% de notre globe terrestre et qu’il est un bien précieux : production d’oxygène, absorption du carbone donc atténuation du réchauffement climatique. La France, deuxième plus grand territoire maritime au monde, organisera de nombreuses manifestations dont la Conférence des Nations Unies sur l’Océan en juin.
Chez SAGIS, nous aimons particulièrement la Mer et avons au sein de notre équipe bon nombre de marins. Ces derniers, fidèles au poste, sont aussi là pour vous aider à choisir le meilleur cap dans la gestion de vos actifs. Pas de course en solitaire mais un équipage uni et expérimenté dont vous trouverez la photo des membres ci-dessous.
Mériadec Portier
Directeur Général
PS : Il y a fort à parier que 2025 sera le seul carré parfait de votre vie, alors profitez en bien !

Les données contenues dans cette publication sont uniquement mentionnées à titre d’information, ne constituent en aucun cas une offre commerciale, un conseil juridique ou fiscal et ne visent pas la situation particulière d’une personne physique ou morale. Nous vous invitons à vérifier ces données auprès des services fiscaux avant utilisation et nous déclinons toute responsabilité en cas de pertes directes ou indirectes liées à l’usage de ces données.
MARCHÉS FINANCIERS
Contexte macro-économique
Bilan 2024 : un scénario macro-économique idéal aux États-Unis avec une croissance soutenue et une inflation maîtrisée, plus poussif ailleurs, avec notamment une croissance décevante en Europe et en Chine.
En 2024, les économies des États-Unis et de l’Europe ont connu des trajectoires divergentes, influencées par des facteurs politiques et économiques distincts.
États-Unis :
• Croissance économique robuste : l’économie américaine a affiché une croissance solide, avec une augmentation du PIB de 2,5% en 2024. Cette performance a été soutenue par des dépenses de ménages dynamiques et un marché du travail vigoureux.
• Politique monétaire : la Réserve Fédérale (FED) a maintenu ses taux directeurs entre 5,25% et 5,50% au premier semestre 2024, avant d’anticiper des baisses, grâce à un ralentissement de l’inflation et à une économie résiliante. La FED a baissé ensuite à 3 reprises ses taux pour les porter à 4.25%/4.5% en fin d’année 2024.
• Environnement politique : l’élection de Donald Trump en novembre 2024 a été saluée par la bourse mais a entraîné également des incertitudes. Notamment, en raison de ses propositions de réductions d’impôts et d’augmentations tarifaires, qui sont susceptibles d’influencer la politique monétaire et les relations commerciales internationales.
Europe :
• Croissance économique modérée : la zone euro a enregistré une croissance modeste, avec un PIB en hausse de 0,4% au troisième trimestre, pourtant la plus forte depuis deux ans. Cependant, des disparités subsistent entre les pays membres, l’Allemagne évitant de justesse la récession avec une croissance de 0,2%, tandis que l’Espagne a connu une croissance plus robuste de 0,8%.
• Politique monétaire : face à une inflation maîtrisée, la Banque Centrale Européenne (BCE) a procédé à des baisses de taux d’intérêt, clôturant l’année avec un taux directeur à 3%. Cette décision vise à soutenir une économie fragilisée par des incertitudes politiques, notamment en France et en Allemagne.
• Environnement politique : l’Europe a été confrontée à des défis politiques majeurs, avec des élections anticipées en Allemagne à la suite de la dissolution de la coalition gouvernementale, en pleine récession, et une instabilité politique en France après la dissolution de l’Assemblée Nationale. Ces événements ont exacerbé les tensions économiques et ajouté de l’incertitude au climat des affaires.
Comportement des marchés
Des marchés obligataires à nouveau chahutés en 2024, malgré des progrès indéniables sur l’inflation.
Après le rallye des derniers mois de l’année 2023, les taux longs américains et européens ont repris le chemin de la hausse au cours des premiers mois de 2024, les investisseurs révisant en baisse leurs anticipations de réductions des taux directeurs des Banques Centrales. Dans un deuxième temps, les marchés obligataires ont évolué en dents de scie, encouragés par les progrès significatifs et répétés sur le front de l’inflation, mais souvent inquiétés par les évolutions politiques. Ainsi, en France la dissolution décidée en juin dernier a plongé le pays dans l’incertitude, ce qui s’est traduit rapidement par l’augmentation d’une prime de risque obligataire notamment vis-à-vis de l’Allemagne. Aux États-Unis, la victoire de D. Trump (et avant sa victoire effective, son anticipation par les marchés) a provoqué de vives tensions sur les taux longs. En effet, la plupart des observateurs ont souligné le caractère inflationniste des mesures préconisées par le nouveau Président républicain, en particulier l’entretien d’un certain laxisme budgétaire et plus généralement la préconisation d’une politique protectionniste.
Le marché des actions a enregistré des performances inégales en fonction des zones géographiques et des tailles de capitalisation.
Sur les marchés actions, 2024 fut une année exceptionnelle aux États-Unis, avec des progressions d’indices de plus de 25%, après une année 2023 déjà de bonne facture. Les marchés ont été favorisés par un environnement macroéconomique particulièrement porteur avec une croissance résiliante et une désinflation significative et par des résultats d’entreprises souvent au-dessus des attentes, justifiant une augmentation des valorisations.
Un investisseur européen a par ailleurs pu bénéficier d’une appréciation du dollar lorsqu’il a investi sur des indices américains, augmentant encore leur performance totale de 6%. En Europe, les fondamentaux macro et microéconomiques étant moins favorables, les progressions d’indices ont été plus faibles et inégales en fonction des pays avec par exemple, une progression de plus de 15% du Dax Allemand et un recul du CAC40 français de 3%. Le graphique ci-dessous illustre ce large éventail de performances en 2024, en fonction des classes d’actifs, des zones géographiques et des tailles de capitalisation :
Bilan 2024 : performances des marchés
Les actions et l’or en tête, les États-Unis surperforment (encore)

Conclusion / Perspectives
Les États-Unis sont, à ce stade, les grands gagnants de l’après Covid et de la nouvelle donne actuelle, marquée entre autres, par plusieurs facteurs : un nationalisme accru, une numérisation en phase d’accélération inédite, l’avènement de l’intelligence artificielle (IA), la transition énergétique et le déclin démographique des pays développés.
À l’inverse, l’Europe a dû faire face à une accumulation de vents contraires avec la guerre en Ukraine et ses conséquences sur le prix de l’énergie, le ralentissement chinois, le coût de la transition énergétique, et enfin un excès réglementaire accompagné d’une instabilité politique.
L’éclosion de « l’exception américaine » de 2023-24 a été favorisée par plusieurs facteurs : l’accélération de l’adoption du cloud, l’émergence de l’IA et plus généralement le renforcement de la domination américaine technologique et financière. Ces derniers aspects ont par ailleurs été alimentés par un stimulus budgétaire américain hors norme, et un consommateur boosté par ses gains boursiers.
Est-ce que cette exception peut durer ? Se positionner aujourd’hui sur les marchés américains, revient à acheter sur des marges d’entreprises et des valorisations relatives au plus haut, sur une concentration de la performance et une confiance des investisseurs au plus haut également.
C’est la raison pour laquelle, plusieurs de nos gérants partenaires considèrent qu’il est temps de redevenir un tant soit peu contrariant. Cela se traduit par le fait de s’écarter, au moins à la marge, du momentum actuel (l’effet moutonnier), en investissant sur des titres délaissés parce qu’ils sont européens, chinois ou de taille de capitalisation plus modeste, alors qu’ils sont de grande qualité.
En résumé, à ce stade du cycle, plutôt que d’essayer de prévoir une éventuelle correction des marchés, il semble opportun d’augmenter encore la diversification des portefeuilles. Cette diversification peut s’effectuer par classe d’actifs, zone géographique et tailles de capitalisation, afin de réduire son risque, sans pour autant se priver d’une performance future au potentiel encore significatif.
Didier Pruvost
Directeur des Gestions
AVERTISSEMENT
La valeur d’un investissement et les revenus attachés peuvent varier à la hausse comme à la baisse. Certains peuvent présenter des risques de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Cette publication ne peut être reproduite en totalité ou partie sans autorisation de Sagis AM. Les informations contenues dans ce document sont le reflet de notre analyse et de celle de nos gérants partenaires, gérants des fon ds maîtres des compartiments nourriciers S TEMPO de l’OPCVM Sagis Invest à la date d’édition, fondées sur des sources considérées comme fiables. Aucune information contenue dans cette publication ne constitue une offre ou une sollicitation de notre part de fournir un conseil ou un service d’investissement ou pour acheter ou vendre des instruments financiers. Nous déclinons toute responsabilité en cas de pertes directes ou indirectes. Les données figurant dans cette publication sont fournies à titre d’information uniquement.
Loi de finances 2025, mesures phares pour les particuliers*
Instauration d’une Contribution Différentielle sur les Hauts Revenus (CDHR)
Le contribuable dont le Revenu Fiscal de Référence excède 250 000 € pour un célibataire ou 500 000 € pour un couple sera soumis à une Contribution Différentielle sur les Hauts Revenus (CDHR), qui s’ajoutera à l’actuelle Contribution Exceptionnelle sur les Hauts Revenus (CEHR). L’objectif est d’assurer une imposition minimale de 20% de l’ensemble des revenus.
CDHR = 20% du revenu fiscal de référence du contribuable MOINS la somme de l’impôt sur le revenu hors prélèvement sociaux + la CEHR + 1500€ par personne à charge et 12 500 € pour les personnes soumises à imposition commune.
Cette mesure est applicable dès l’imposition des revenus de l’année 2025. Elle donnera lieu au versement d’un acompte entre le 1er et le 15 décembre 2025, égal à 95% du montant de la contribution. C’est le contribuable qui devra l’estimer lui-même et prendre en compte les revenus de décembre non encore perçus. Une majoration de 20% s’appliquera en cas de défaut ou de retard de paiement et/ou lorsque l’acompte s’avèrera inférieur de 20% à celui qui aurait dû être payé.
Les « frais de notaire » augmentent dans certains départements
Les conseils départementaux ont la possibilité de relever le taux de la taxe de publicité foncière ou du droit d’enregistrement. Actuellement de 4,5% il pourrait être relevé à 5% pour les actes passés entre le 1er avril 2025 et le 31 mars 2028. Cette mesure ne concernera pas les primo-accédants d’une résidence principale.
Un abattement spécifique pour les dons familiaux de sommes d’argent
Un abattement de 100 000 € est consenti pour un don de somme d’argent en faveur de chaque enfant, petit-enfant, arrière petit-enfant qu’il affectera à l’acquisition, la construction ou à certains travaux de rénovation d’une résidence principale. En l’absence d’enfant, le dispositif peut bénéficier aux neveux et nièces. Le donataire doit conserver le bien ou le donner à bail en tant que résidence principale pendant 5 ans. Attention ce dispositif s’applique dans la double limite de 100 000 € par un même donateur à un même donataire et de 300 000 € par donataire.
Contrôles du domicile fiscal renforcés pour les non-résidents
Le délai de reprise est étendu lorsqu’il s’agit de remettre en cause la réalité de l’expatriation fiscale d’un contribuable français. Ainsi le délai de reprise de droit commun habituellement de 3 ans est porté à 10 ans dans le cas de fausse domiciliation fiscale à l’étranger.
Plus-values immobilières pour les loueurs au régime réel
La loi de finances durcit la fiscalité applicable sur les plus-values immobilières des loueurs non professionnels (statut LMNP) soumis au régime réel des BIC. Désormais, lorsqu’ils vendront un bien destiné à la location, ils devront réintégrer les amortissements déduits de leurs loyers dans le calcul de leur gain imposable, ce qui va renchérir sensiblement l’impôt à payer. Seuls les résidences étudiantes ou seniors échappent à ce tour de vis.
Anouk Grenouilleau
Directeur du Family Office
*liste non exhaustive
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